Top articles
-
Devenir réalisateur bollywoodien en 30 secondes ? C'est possible !
Voici un site exeptionel, Graphéine, où vous pourrez mettre à profit vos talents de dialoguiste (ou de traducteur si vous parlez indien et que vous manquez totalement d'humour). Notre cher Marmotton Grognard, dans la rubrique Sarkoléon Premier, nous a...
-
Premier chapitre : Un roman d'apprentissage
J ai appris à tricoter à Venise, les jours de mauvais temps. Quand il pleuvait, assis derrière la fenêtre, nous buvions du thé et j apprenais les mailles, les rangs, à faire et à défaire. Le bruit du sucre que je laissais tomber dans la tasse, et la rondelle...
-
Théatre : Les Loups, 2ème acte
Acte II S1 Panamore, qui se lève de sa couche : C’est ça la vie, tu te lèves un matin où il fait beau et tu te dis : « J’irais bien pêcher, aujourd’hui », et puis tu te rappelles que tu es condamné à mort. Alors tu repenses à toutes les fois où tu aurais...
-
Poésie : Tu es lac
Tu es lac Prenez dans l’eau, pierre noire, un rayon de fleurs sauvages ( l’or du ciel coule son miel jusque dans tes mains fragiles ). Vois la jacinthe sauvage se perdre dans ta main folle, ses feuilles de velours tendres deviennent lignes de ta main...
-
Théatre : La clairière
La Clairière L arbre Le vent, tu ne voudrais pas t arrêter un instant, cesser ta voltige fatigante Je suis bien fatigué, j aimerai pouvoir me reposer un instant, vraiment. Je sais bien que tu n as pas mon âge, que tu es toujours plein de vie, que tu renais...
-
Rien que par esprit de contradiction contre les droits d'éditeur
Je m'engage personellement, en réaction à cette scandaleuse société de spoliation des créateurs par les éditeurs actionarisés, à fournir à qui me le demandera tous les morceaux rares que l'on me réclamera. Dans le rock français il commence à y avoir pas...
-
Poésie : Résistance
RESISTANCE L’occupant s’est installé. Il a déchiré les visages, les miroirs de la joie, il les a croqué ; il les a remplacé par des pierres de peine. Nos cris sourds sont étouffés, nos mains mordues trop sanglantes, la seule preuve de soumission, nos...
-
Nouvelle : Le Prophète
« Le prophète est entré de par la porte claire. Les humains dépravés avaient perdus la foi. Au centre des Eglises sévissait la luxure, les lois n’existaient plus et l’on devenait fou. Le cri du sang partout illuminait les flammes, les démons de débauche...
-
Nouvelle : Au bord du fleuve
Le faux nom du trafiquant d’or sur sa barque du bout du fleuve. « La Fatigue », en bois brut mal recouvert des peintures écaillée, d’un vieux rouge, de bleus passés, de vert d’eau éthiopien. Sa barque, il en tient la barre d’une main ferme pour corriger...
-
Poésie : La Marche
La marche Les soldats sont laids, avec leur peur de ceux qui marchent pour l amour. Ils ont même peur des deux amants qui s avancent main dans la main, des deux beaux qui reflètent en rayonnant l amour. Et tous les hommes, et toutes les femmes, et tous...
-
Des "Nouveaux Modérés" en politique, ou comment ouvrir la porte à de nouveaux fascismes
Bienvenue dans l'ère du "consensualisme", où toute idée, fut-elle politique, se doit d'être publicitairement baignée de modération, de mesure, bien loin de toute radicalité. Je parle bien sûr du marché occidental. Ainsi, Misters Médias publicitant le...
-
Poésie : Ambassade des ombres
Ambassade des ombres Des visas pour l errance Les visages blâmés, floutés, hors leurs regards L ambassade des ombres, les visas délivrés Dans les grands boulevards de la nuit d épouvante Des douaniers fatigués aux traits ridés de foule Folie de leur spectacle...
-
Poésie
Passe par l’arbalète. Mutile le scorpion. Abreuve toi dans la demeure du serpent d’ombre, cet homme au visage difracté qui craint encore le jour malgré les nuits passées à devenir humain, bois les tisanes creuses qu’il a dans sa maison préparées les mois...
-
Jour faste
Habitués à recevoir une dizaine de visiteurs par jour, nous avons hier explosé les quotas avec 58 visiteurs ! Yahoo ! (pas le moteur de recherche) Sabrez le champagne ! Bon, puisqu'il n'y en a pas on va juste sabrer le Mecca cola, le coca pour la Palestine....
-
Poésie : Logis du diable
Logis du diable J ai taillé des prairies sur la rampe du diable. Alors que son logis était peuplé de fées légères, il me semblait qu une autre scène devait être atteinte. A table, où l on avait posé les fèves du destin, nos bouches goûtaient des viandes...
-
Nouvelle : No Man's Land (2)
Le temps passe, lent comme les nuages. Abandonnés sur le sable, la trace des doigts laissée, la journée déroulée comme le fil d’Ariane, et un soleil qui fuit de l’Est à l’Occident, les yeux juste plissés le temps de son passage au Zénith. Quelques pas...
-
Poésie : Ethiopia
Ethiopia I Architecture fasciste. Moi je préfère les brûlures qu’on avait commercé avec un sympathique représentant des lèvres de Rimbaud. Même si cette greffe favorise désormais les arbres de poison, j’ai profondément bu – et pire encore, plongé – dans...
-
Poésie : Boucles d'Or à mon nom
J’avais le sang troublé Elle était ma naissance Jamais je n’ai trouvé de plus belle espérance Je ne sais pourtant pas Si sa bouche mortelle Avant que mon trépas n’arrive sera celle Qui troublera mon ombre aux goûts déjà blessés De ses chants les plus...
-
Nouvelle : Farine
Je suis revenu au moulin après les années d’absence. La farine endormie dans les rainures, les sacs de blé vidés, morts, presque devenus impalpables, comme autant de spectres étendus de fatigue, tout m’a rappelé ces quelques longs mois où rien de tout...
-
L'empereur et les courtisants, où comment Sarkozy a facilement raliés les plus cons des mitterandiens
Il était une fois dans le joli pays de SarkozyUne accession à l'Elysée qui fit beaucoup rêverOu jaser, c'est selon, qu'on vénère SarkoléonOu qu'on le conchie à tout prix.Il y avait eu vingt ans avant un autre monarque regnantDe son petit nom Mitterand,...
-
Rimbaud a cessé d'écrire
Il faut le courage de Rimbaud pour arrêter d’écrire. Le courage ou la plénitude. Le voyant n’avait pas le repos de l’âme. Le stylo jeté est la plus forte de ses brûlures, le livre de ses comptes de trafiquant, colonnes de chiffres, le plus grand de ses...
-
Nouvelle : Elsa - Sa tête était penchée et je n'ai rien su dire
Elsa rentre plus tôt qu’elle n’aurait du, la pluie a écourté la séance centre-ville. Elle pousse la porte, décroche de son corps les attributs de pluie, s’ébroue. La cuisine à cinq pas de là l’appelle. Elle pénètre dans la pièce blanche, se sert une rasade...
-
Poésie : A corps perdus
A corps perdus… La fièvre porcelée par les rêves tremblants Un mazarin de rire sous les boucles tremblées Sa chair a la couleur du petit lait tout blanc Le goût de ses cheveux suis la courbe des blés Dans le flot barbouillé de rives italiennes Le costume...
-
Poésie : Sobriété
J’ai acheté ton allure Au marchand des quatre saisons En soulevant son galure Il m’avait donné raison J’ai prêté une étincelle A l’avion qui n’a pas peur Accroché contre son aile J’étais figé de stupeur J’ai débattu mes courbures Au rein plié de l’avant...
-
Le vide de la rentrée
Voilà, la rentrée, il se passe trop de choses : trop de faux écrivains nous prennent la tête avec leur marketing, trop de gens à revoir, trop de fêtes de rentrée, trop d'aller-retour entre deux voire trois villes, alors oui, Brel est mort n'est pas vraiment...