Poésie
Passe par l’arbalète. Mutile le scorpion. Abreuve toi dans la demeure du serpent d’ombre, cet homme au visage difracté qui craint encore le jour malgré les nuits passées à devenir humain, bois les tisanes creuses qu’il a dans sa maison préparées les mois fous. Bois cela dans tes mains ou dans le bol d’étain. Allez, marche à nouveau. Allez, marche à nouveau ! Reprend le serpentin et délie ta promesse : le confesseur est mort et les bouquets de fleurs dans ta main s’exaspèrent ! Tu chantonne le caractère d’une enfance.
Ouvre la porte, pends toi, macule la façade de ta maison de sang pris on ne sait où, martèle ta production de verre, brûle les craintives tentatives de sourire que tu as tremblées. Ne souris plus jamais ; aime.