Poésie : Sobriété

Publié le par Futile

J’ai acheté ton allure

Au marchand des quatre saisons

En soulevant son galure

Il m’avait donné raison

 

 

J’ai prêté une étincelle

A l’avion qui n’a pas peur

Accroché contre son aile

J’étais figé de stupeur

 

 

J’ai débattu mes courbures

Au rein plié de l’avant

J’ai crevé mes engelures

Quand j’avais froid bien souvent

 

 

J’ai senti ma peau couverte

D’or et de douces moissons

De blés rouges et d’herbes vertes

Et quelque soit la saison

 

 

J’ai brouté des fleuves tôt

A travers les déserts jaunes

J’ai parcouru en auto

Le lit des tocsin qui sonnent

 

 

J’étais le roi des esthètes

A la tête de l’Empire

Et pas une mobylette

Ne dérangeait mes soupirs

 

 

Hélas j’ai cessé d’aimer

Les délires herbivores

Le temps n’est plus à plier

Ces ailleurs que l’on dévore.

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Publié dans POESIE

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