Poésie : Boucles d'Or

Publié le par Futile

Boucles d’Or

 

 

 

Boucles d’Or était plus que le corps de l’été

Eperdue ma mémoire sur la plage qui fut

Longtemps le paysage que mes yeux hébétés

Admiraient Admiraient comme un été diffus

 

Sa main était soleil et lune à la fois liés

Son rire éclatait nu dans le vent qu’on espère

Le bruit de sa lumière d’un argent péculié

Respirait Respirait comme le nom de Père

 

Elle était parcouru des humeurs électriques

Avec le sel des mers sur sa langue perdu

Malgré ses boucles blondes elle avait de l’Afrique

Le grain des masques fiers sur ses lèvres tendu

 

Je me souviens parfois les anciennes saveurs

Qui brisaient mon courage dans le vent délirant

Quand celui-ci soudain en aimable serveur

Apportait à mon cœur ses mélodieux chants

 

Boucles d’Or Boucles d’Or comme un vin angoissant

Qui saoule et me saborde sans que ma lèvre Ai

Goûté le spirituel alcool récompensant

La ruée vers son Or brut et non ouvragé

 

Comme un muscle étalé dans un musée de marbre

Elle avait cette force rouge et élancée

Elle était la forêt J’étais feuille de l’arbre

Son rire était fusée Son pas était dansé

 

Sans Lune maintenant Sans stratégie stellaire

Je suis perdu devant les portes de lumière.

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Publié dans POESIE

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