Poésie : Boulot Sanglots Dodo
Boulot Sanglots Dodo
Les ogres décidés à craqueler nos chairs
Les mains poissées du sang de la vierge violée
Les brumes de fumée libèrent du spectacle
Le village a brûlé après la pluie dorage
Les porteurs de machette nauront rien épargné
Seule contre le lit de sa maigre douleur
Lenfant mort de faim à ses pieds
Elle peut pleurer tant quelle voudra le faire
Lenfant ne pourra pas en être réveillé
Ses larmes ne sont pas super-vitaminées
Les ethnies ont lancé lappel au grand combat
Le viol ou la balle tirée sont des actes de foi
Au cur de lassassin basé sur ce quil croit
Assombries aux fenêtres les femmes ne croient pas
Tirer sur une église cest rendre grâce à Dieu
Et brûler la mosquée et les petits enfants
Sentir tinter au nez le long grésillement
Abattre à bout portant ô chaque survivant
Nettoyer le village avant de sen aller
Flammes cendres décombres, corps voilés calcinés
Quelques traces de sang gouttent les armes blanches
Il est cinq heures et le soleil se lève
Et puis on va pointer à lusine du Bon Dieu.
extrait de "Vers"