Poésie : Franges

Publié le par Pivot

   Franges

 

 

Quand tes yeux sont ouverts ils sont couleurs du monde

Ta paupière baissée est couleur de l’ombre

Quand ta voix se déploie c’est le chant qu’on attend

Et quand elle se rendort le silence l’attend

 

Quand ton corps se dépose, même les feuilles n’osent

Se glisser, attentives aux beautés de ta pose

Qu’elle soient rubis de flamme ou cuivrées d’or latent

Tomber sur toi vraiment dérangerait le temps

 

Alors par mille cercles et des heures de vol

Une feuille sanguine sur tes cheveux assole

Il ne manque qu’un ciel d’aurore boréale

Pour que le jour parfait se lève et te dévoile

 

Ton corps comme un drapeau à frange d’olivier

Suspend tes lèvres creuses où grisent les marées

Car la femme et la lune, la lune et puis la mer

Sont toutes trois liées par le plus grang mystère.

 

extrait de "Boucles d'Or"

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Publié dans POESIE

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