L'imposture Ségolène Royal
C'est un cri de colère en même temps qu'une argumentation qui va à l'essentiel :
- il y a l'argument "Oui mais Ségolène c'est la seule qui peut battre la droite" ; le problème est que pour vraiment battre la droite dans le concret, il faut être politiquement à l'opposé, sous peine de la voir revenir plus brutale que jamais en 2012 (JO de Pékin + une droite à la néoconsarvateur international trademark ça ferait un peu beaucoup).
- Ségolène ne donne aucun programme quelles que soient les télés, radios et titres de la presse écrite qui l'invite ou l'interroge. Elles se contente de grandes formules vagues qui se résument à "Je suis pour une France plus belle où les gens seraient heureux." En même temps, c'est le but de tous, d'Arlette à Le Pen, même si leurs chemins pour y parvenir diffèrent franchement...
- Ségolène déclare enfin ses références politiques ! Mais à l'étranger, pas conne la fille... Admiration pour Tony Blair, vous savez bien, ce socialiste allié de Dubya Bush, lun des présidents les plus à droite de toute l'histoire américaine (rappelons que la gauche américaine correspond à nos Strauss-Kahn, Bayrou, Chirac nationaux). La droite de ça... ouille ! Blair est aussi celui pour qui "socialisme" et "libéralisme économique" ne se contredisent pas (j'ai beau chercher à comprendre depuis des années, j'avoue que je n'y arrive toujours pas.
- Ségogo (non, c'est nous qui sommes cencés jouer le rôle des gogos, pardon) s'est faite refaire le visage par chirurgie zéstétique depuis qu'elle est dans la course à la présidentielle.
- Ségolène n'est pas une candidate de gauche, c'est une candidate anti-Sarkoko. De se point de vue là, aucun problème. Mais qu'elle assume. La politique mérite mieux que cette redifusion d'Amour, Gloire et Beauté version francisée...
A bon entendeur, salut !