Poésie : Le soir
Quand le soir au moment de glisser dans ton lit
J’aperçois ton corps nu frêle au milieu des draps éparpillés
Quand tu dors
J’entends tous les bruits de la terre
J’entends les craquements anodins du vieux plancher verni
J’entends le souffle rauque d’une télévision
J’entends mes vêtements se froissant dans la nuit
Et j’ai peur
Peur qu’ils ne te réveillent ces bruits épars et bas
Qu’ils ne troublent ton rythme de sommeil pesant
Quand je me suis glissé auprès de toi, alors tous les bruits de la vie disparaissent
S’effacent
Pour laisser place, enfin, au néant étourdit.
Publicité