Brel est mort

Brel est mort... Quand un certain chantait '77, putain d'année aux îles Marquises', nous ne pouvions que l'approuver. Et pourtant ! Brel est mort, mais la vie continue... Ce blog vous propose donc, gentes dames et gentils damoiseaux, de profiter de littérature, de peintures, de photo ou de coups de gueule, de ce qui rend notre vie supportable, sommes toutes. Et si tout ça semble très partisan, la réponse serra, comme le disait un sinistre crétin, "si tu ne participes pas à la lutte, tu participes à la défaite". Brel est mort, oui, mais "Brel est mort" n'est pas mort...

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La colère ordinaire

Mercredi 18 mai 2005 3 18 /05 /2005 00:00

Avant d'entendre tous ceux qui expliquent le chômage et les misères par un laconique "c'est le prix à payer pour que l'économie fonctionne", il faudrait d'abord démontrer une chose : l'économie n'est pas un dieu à vénérer, mais une création humaine. Or, comme toutes les créations humaines, elle est appelée à servir nos vie, au même titre que l'installation de l'eau courante ou que la médecine...

Le discours qui prévault chez nos instances dirigeantes, tant ceux qui se revendiquent de droite que de cette hypocrisie de "gauche réaliste libérale", est ainsi aussi irrecevable que si un medecin vous imposait une ablation des deux bras, sous prétexte que sa qualification en médecine en serait fortement améliorée. Effectivement, le niveau de la médecine bénéfiecira de cette opération, puisque ce médecin aurait gagné en expérience, mais d'un point de vue humain, cela serrait une totale abbération.

Ne jamais oublier que l'économie doit (bien) fonctionner pour être au service de nos vies (y compris celle des invisibles dont on cache au mieux la misère), nos vies ne doivent pas être sacrifiées à un principe abstrait d'Economie et de Croissance. A moins qu'Economie et Croissance ne soit de nouveaux noms de divinités...

Par Pivot - Publié dans : La colère ordinaire
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Vendredi 24 juin 2005 5 24 /06 /2005 00:00

Visite guidée

( planète frustrée, médiavision, version 5.1 )

 

Avec dans quelques yeux des illusions d’optiques

Des kaléidoscopes, des nerfs thérapeutiques

Des coups d’rage refoulés dans nos points stratégiques

Et des flics matraqueurs sur nos flux névralgiques

C’était Gènes Sommet OMC ou G8

Le fric surprotégé mais les gamins crevés

Les deux yeux révulsés, la faim au bas du ventre

Et l’président dollar qui serre la paluche d’un français hypocrite

Au sourire forcé et

Aux dents pointues qui brillent…

 

Dans les salons feutrés où règnent pas d’caméra

C’est le carnage, boucher, c’est la viande gloutonne

Le président dollar et ses petits amis

La fourchette à la main

Ne voient pas s’approcher le Chine et le Brésil

Et leurs scies électriques

And the blood, the blood is blowin’

Mais Dylan n’est plus là pour souffler dans le vent

 

Oula ! oula, chérie ! blinde vite le frigo

Colmate toutes les brèches et calfeutre les fenêtres

Emmagasine encore 100.000 années de vivre

Je recharge le fusil,

Nous sommes en Amérique, God blesse Us !

La valse des vieux os ne devrait pas tarder

 

Alors, hallucinante jolie chorégraphie

Parsemée çà et là de bombes écarlates

Eclatent au hasard des centres commerciaux

Al Quaeda & Sons & Brothers Ltds.

Commence à jouer sa spéciale symphonie

CNN sur les dents mais la foule dans le sang

« Et si vous attendez, d’ici quelques minutes

Nous serons en mesure de programmer enfin

L’explosion quotidienne de 20 heures 80. » < boum >

OMC c’est assez, l’Irak démobilise

Et peuvent rentrer chez eux les petits réfugiés, comme les miettes aux pigeons

 

On ne charrie plus personne, à part quelques cadavres

Aveda Kedavra issus de la Charria

Harry Potter est Dieu, avec Ken et Barbie

Dans le nouvel Olympe, et 2/3 Ronaldos

On vénère les poupées et les sex-symbols

De celles qui portent leur clitoris sur le visage

Et les cornes branchues des maris cocufiés

Par Santa Barbara, série télévisée

Dans le nouvel Olympe, dans le nouvel Olympe…

 

(S.Depop/B-sides)

Par Depop (B-Sides) - Publié dans : La colère ordinaire
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Lundi 27 juin 2005 1 27 /06 /2005 00:00

 

 

Les tours de pistes se transforment en tours d’autos.

Les tours d’autos en tours d’avions.

Les tours d’avions en étoiles de kérosène en déliquescence qui filent brûlant leurs fines traces de feu bouillant dans les ruelles de Manhattan.

( Je dis ruelles car vu d’avion tout paraît plus petit. )

( Je dis dans Manhattan car sur ferait planer trop de doutes. )

Les ruelles de Manhattan se vident donc au spectacle du feu, au feu du sang.

C’est sûr que le cervelas éclaté sur le bitume au bas des tours ne donne pas faim.

Pas plus qu’un mauvais film américain.

Pas plus qu’une lapidation publique, en direct sur Saoudi TV.

Pas plus qu’une poignée de rasoirs et de ses fous révoltés qui les tiennent en main.

Pardon Pittsburgh.

Mais trop de fautes accumulées :

1, laisser crever.

2, faire crever.

3, s’en foutre.

C’est ainsi et c’est la vie.

De toutes façons pas plus que de noirs égorgés ( pardon, électrocutés ! ) ( pardon, injectés ! ) en un an dans les tribunaux du Ku Kux Klan ( du parti républicain, ou de la National Rifle Association, ou tout autre assimilé ) dans les états du Sud. (Sud=sous-développé , aux Etats-Unis cette maxime est vraie. ) ?

Je revient donc à notre tragédie.

Pas grecque, chez les greciens ( vocabulaire bush ) ce ne sont que les fils de riches qui crèvent.

Ou les rois.

De toutes façons tout le monde s’en fout tant que ce n’est pas des stars de cinéma ( comme Lady Di ).

De cinéma ou de sport-cinéma ( un champion de natation faillit crever ici ).

Paix à son âme, vivante ou pas.

Les tours s’effondrent, et moi je pleure avec.

Je pleure des larmes qui ne peuvent même pas éteindre les flammes.

Valse ballet musulman au dessus de nos villes modernes en psychose ( en accord avec le monde ).

Tout dégénère.

Valse sombre.

J’entend un avion aujourd’hui j’ai peur.

J’entend un avion aujourd’hui je pleure.

A la santé du Pakistan, des Séoudites petites villes du sable et du désert, de l’Algérie hurlante qui fournissent chaque jour un nouveau contingent de petits terroristes bien huilés. Et pourtant moi là-bas j’en serais, de ceux qui à se faire éclater. Contingents de bombing, air-attack and bang-plane !

 

Les tours comme phrase choc mais en fait bien ancrées.

Dans le monde.

Bienvenue au nouveaux-nés.

Contingents de brigades de bataillons de soldats de martyrs de Dieu ou n’importe quel autre assimilés peut m’importe on s’en fout de toutes façons c’est de la mort en boîte condensée d’explosif qu’il nous offrent quand même.

De la bouillie d’arabe c’est de la bouillie.

De la bouillie de juif ça reste de la bouillie.

Aux rayons du supermarché, ou du souk, ou de l’épicerie fine, ou du fast-food dégeulasse, coincée entre les loukoums et la sauce ketchup ( forcément ), la boîte de bouillie. Sport national : ouvrir les boîtes. Partout. Quel que soit le pays, quel que soit la nation. En France on la bouffe au Pétrole. Comme un peu partout d’ailleurs. D’autre la bouffent au napalm à fragmention.

Na pas pleurer, bouffer, ou sinon ça fout les boules.

Ah si j’oubliais : produisez des enfants pour remplacer les enfants qui sont mo… Pardon, pour remplacer les dommages collatéraux.

 

 

J’oubliais.

Par Pivot - Publié dans : La colère ordinaire
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Mercredi 29 juin 2005 3 29 /06 /2005 00:00
Par Pivot - Publié dans : La colère ordinaire
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /2005 00:00

 

 

Refrain :

 

20 heures pétantes j’allume ma télé

Qu’est-ce qu’il y a aujourd’hui de programmé

Palestine et autres séries télévisées…

 

 

Dans les immeubles cendrés

Par les bombes qui explosent

D’un canon d’acier tiré

Le long deuil que l’on dépose

 

 

A Ramallah la martyre

 

Le massacre des enfants

Et l’on entend qui expire

Le procès de paix brûlant

 

 

Refrain

 

 

Sous les ruines qui linceuillent

Les bras et les bouts d’enfants

Face aux mères qui s’esseulent

Et ferment les yeux devant

 

 

La pose des kamikazes

Va, tu vengera ton frère

Si traqué comme une hase

Tu leur disais ta prière ?

 

 

Prière de clous et chairs

Israël assassiné ;

Et comme la nuit dernière

Palestine écartelée.

 (Samuel Depop/B-Sides)

Par Depop (B-Sides) - Publié dans : La colère ordinaire
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