
Brel est mort... Quand un certain chantait '77, putain d'année aux îles Marquises', nous ne pouvions que l'approuver. Et pourtant ! Brel est mort, mais la vie continue... Ce blog vous propose donc, gentes dames et gentils damoiseaux, de profiter de littérature, de peintures, de photo ou de coups de gueule, de ce qui rend notre vie supportable, sommes toutes. Et si tout ça semble très partisan, la réponse serra, comme le disait un sinistre crétin, "si tu ne participes pas à la lutte, tu participes à la défaite". Brel est mort, oui, mais "Brel est mort" n'est pas mort...
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Le corps capitonné des oies en branle bas
Le soldat nu soupire devant leur vol tremblant
Il épaule sans bruit et son fusil abat
Une oie qui soudain tombe en étoile de sang
Par la fenêtre ouverte le soldat ricanant
Baisse son arme et dans sa bouche doucement
Plante une cigarette Allume ses 20 ans
D’une flamme terrible mais que son œil dément
La chambre où il respire est enclose de bois
Sa tête blonde et brune se surprend à sourire
Le ciel seul infini découvre tous les toits
Funambule il pourrait s’étrangler d’un soupir
Il se sent traverser par le vent de la plaine
Qui selon la couleur des jours de la semaine
Passe plus ou moins bas dans sa ruée soudaine
Au dessus au travers de la ville pérenne
Il souffle doucement la fumée de tabac
Sa main tremble déjà du départ à venir
Il se rappelle aussi de plus charmant ébats
Que les nuits meurtrières où il faudra tenir
Si la ville blanchie désormais ne respire
Qu’au rythme des soldats qui partiront bientôt
Le jeune homme a le cœur qui franchement expire
Comme l’oie arrachée à son tracé si beau.
Demain il s’en ira et ne reviendra pas.
Les auteurs de ce blog jugent que l'art et les idées ne sont décemment pas monnayable. C'est pourquoi vous êtes cordialement invités à vous goinfrer de tout ce qui vous plait sur ce site, à tout enregistrer sur votre disque dur et à tout faire circuler. L'égo des auteurs vous supliera juste de mettre les refèrences (l'adresse du blog suffira, chers amis). En revanche, mieux vaut vous prévenir que si on en retrouve un qui prétend (même implicitement) être l'auteur de nos oeuvres ou articles, on lui casse la gueule ! Mais alors, méchament...
désolée de passer par le blog (je voulais de toute façon visiter Brel est mort pour m'en assurer),mais j'ai égaré ta carte (elle réapparaîtra...). Un petit mot donc de la Parisienne qui te ramena de Champagne, j'ai vu samedi dernier SEULS de Wajdi Mouawad et évidemment pensé à l'étudiant en territorialités et autres scènes qui parlait derrière mon siège, si tu n'as pas encore vu cet hommage à R. Lepage, ne le manque pas, c'est poignant et a vraisemblablement sa place dans ton mémoire?
Salutations de la capitale et bonne continuation,
Claire
Si tu es le Samuel ancien voisin de la rue de la Chaine, saches que j'ai fait lire ton texte où je travaille et saches que le comité de lecture a lu "Je suis Elsa" et saches enfin que j'ai une réponse écrite qui pour le moins est encourageante à te faire passer. (N'ayant ni ton nom ni ton adresse...)
A bon entendeur, tu as mon mail..
Tchüss
Muriel